La mort, et si on en riait?

L’experience

« Au Mexique, on clame haut et fort que la mort n’est pas un tabou: on en parle, on la fête. Les catrinas: petits squelettes féminins aux jolies robes et beaux chapeaux, nous rappellent que nous sommes tous égaux face à la mort. Qu’on soit riche ou pauvre, apprêté ou en guenilles, elle nous prend tous un jour ou l’autre.

 

En les observant de plus près sur un autel, je suis impressionnée par la minutie des détails et je me demande combien de temps les artistes passent sur ces oeuvres d’art. Finalement je ne suis plus si sûre que les Mexicains aient un rapport décomplexé à la mort, à ce niveau là, ça ressemble plus à une obsession. »

Lieu Morelia, Mexique

Date 2009

Qui raconte

Marine, Française, vit à Mexico depuis un an. Elle est continuellement étonnée par son incompréhension face aux pratiques de différentes cultures qui la renvoient toujours à son propre conditionnement culturel.

T'en penses quoi?

Gamex, Mexicain :

"Lorsqu’ils partent, ça fait très mal. Mais, lorsque l’on se souvient d’eux, pourquoi pleurer? Il faut les laisser se reposer en paix, penser à tous les bons moments qu’on a passé ensemble. Leur faire ces autels, les ofrendas*, c’est leur offrir ce qu’ils aimaient lorsqu’ils étaient avec nous, et nous donner aussi l’opportunité de leur faire un cadeau même si physiquement ils ne sont plus là.

J’imagine que t’as eu droit aux petits poèmes moqueurs qui parlent de la mort de nos amis, les calaveritas. On ne souhaite en aucun cas la mort des gens, on en rigole, parce que si t’as peur de quelque chose, c’est plus simple de vivre avec si tu en rigoles, non?"

* offrandes

(10/01/2014)

2018-11-19T19:10:58+00:00