Equipe 2017-12-07T15:07:19+00:00

Charlotte

Mon choc culturel déterminant :

Un des chocs les plus déterminants s’est réalisé de manière continue lorsque je travaillais au Mexique… J’aurais aimé savoir comment débuter une réunion au Mexique, comprendre les oui qui étaient des oui et ceux qui voulaient dire non, comprendre que le terme ahorita qui ne signifiait pas « dans la minute » mais plutôt « c’est pas la priorité »… Je crois que j’ai tenté de changer la manière de raisonner de mes collègues mexicains les premiers mois (en vain), que j’ai lâché prise les suivants… et que j’ai compris plus tard que de la même manière qu’on mangeait différemment d’un pays à l’autre, on ne travaillait pas non plus de la même manière !

Pourquoi contribuer à TellUs :

Pour vivre en paix avec différentes cultures, pour découvrir d’autres manières de penser, voir, faire, pour ouvrir mon esprit, aller à la rencontre d’autres cultures, échanger sur nos manières de vivre et voir la vie, partager de bons moments!

Mon plaisir culturel français :

Partager un petit déjeuner sucré en famille : du bon pain, du bon beurre, des bonnes confitures, du jus frais…

Eleonore

Mon choc culturel déterminant :

Le jour où un ami canadien, avec qui j’apprenais le turc à Istanbul, m’a raconté comment les rwandais se serrent la main. En signe de déférence et de respect envers la personne rencontrée, ils présentent une main pendante! Comme s’ils lui disaient : “vous pouvez me prendre tout le bras si vous voulez, je ne montrerai aucune résistance, voilà l’ampleur du respect que je vous porte”.

J’avais appris qu’une poignée de main devait être ferme et assurée pour transmettre la confiance en soi et la détermination. Je n’avais jamais pensé que cette façon de faire puisse être considérée irrespectueuse ailleurs. L’expérience de cet ami fut pour moi une révélation: tant d’heures passées à travailler avec des populations d’origines africaines pour les préparer aux entretiens d’embauche en France. Je me battais pour leur faire comprendre qu’il fallait qu’ils se tiennent droit, regardent leur interlocuteur dans les yeux et serrent la main fermement et je ne me suis jamais posé la question de savoir si leur attitude, que je prenais pour de la nonchalance, pouvait être d’origine culturelle !

Pourquoi contribuer à TellUs :

Parce que je crois aux pouvoirs des mots et la magie d’une rencontre.

Parce qu’au-delà de nos préjugés, nous sommes tous des enfants, des femmes et des hommes en quête d’une vie heureuse, qu’elle que soit la façon de la définir.

Parce que l’apparente différence entre nous m’intrigue et me fascine.

Mon plaisir culturel français :

L’invitation à être soi et à voyager. Sortir de chez moi et saluer mon voisin, intermittent du spectacle, tatoué, rasé et attentionné; admirer une grande africaine coiffée d’un foulard qui la sublime et parée d’une robe en wax qui révèle ses secrets; dépasser un vieil homme en djellaba qui traîne la patte, et imaginer sa vie d’enfant dans le désert; s’asseoir dans le bus en face d’une jeune bobo au collier ethnique et imposant, qui lit un auteur iranien; croiser, sans presque la remarquer, une famille chinoise, avec un seul enfant, sans style, discrète et heureuse; sur le chemin de la ferme hier soir, voir ma fille interloquée s’arrêter devant un gros sikh barbu, le pointer du doigt pour me demander… si c’est un homme ou une femme parce qu’il a un gros ventre! Rires tous les trois!

Maïwenn

Mon choc culturel déterminant :

Lors de mon tout premier voyage en Inde, à 20 ans, l’âge ou le monde s’ouvre à nous. Des chocs culturels à chaque coin de rue ; manger avec les mains, dormir par terre, croiser des vaches en ville et finir par dodeliner de la tête à l’instar de ce peuple aux mil visages.

Pourquoi contribuer à TellUs :

Parce que le monde ne s’arrête pas à notre porte, parce qu’il est si enrichissant de découvrir de nouvelles cultures et parce que ma curiosité envers notre terre est un joli défaut.

Mon plaisir culturel français :

Coquillages et Crustacés

Marine

Mon choc culturel déterminant :

Après une longue promenade sur les plateaux de rizières de Guilin en Chine, mes jambes se sont brusquement couvertes de boutons, entraînant des démangeaisons qui me rendaient folle. Notre guide m’a emmenée voir la “sorcière” du village voisin. Une petite bonne femme toute frêle et très douce qui m’a écrasé chaque bouton avec ses ongles, puis a pris une plume et m’a enduit les jambes d’une lotion guérissante, qui ressemblait beaucoup à de l’eau.

Au moment où elle le faisait, je me laissais faire avec un mélange de curiosité et d’amusement mais sans aucune illusion sur le fait que ça n’avancerait en rien ma guérison. Dix ans plus tard, je me rends compte que j’avais tort. Sa potion magique ne m’a peut-être pas soignée plus vite, mais le fait que cette adorable sorcière prenne le temps de s’occuper de moi a changé mon état d’esprit, m’a apaisée et soulagée. Je ne dis pas qu’elle aurait pu me guérir d’une bronchite, mais ce jour là, je suis entrée chez elle avec un mal-être et j’en suis ressortie avec le sourire… N’étais-je donc pas guérie?

Pourquoi contribuer à TellUs :

Pour toutes les fois où j’ai rencontré un chinois, un anglais ou un brésilien qui m’a fait remettre en question ma propre culture.

Mon plaisir culturel français :

Passer la soirée à refaire le monde entre amis dans un bistrot (et entendre mon ami étranger me dire qu’il est trop désolé que tout le monde se soit engueulé).

Valérie

Mon choc culturel déterminant :

Mes sept mois d’expatriation en Papouasie Nouvelle Guinée. Ce pays de 7,5 millions d’âmes, riche de plus de 800 langues, où la fervente religiosité chrétienne se mêle aux croyances traditionnelles et mystiques, où l’on peut mourir d’une maladie traditionnelle et où des conflits se règlent en cochons.

Pourquoi contribuer à TellUs :

Pour essayer de franchir les frontières culturelles, qui sont pour moi plus dure à traverser que des frontières géographiques ou économique.

En somme, favoriser les échanges, développer la curiosité et l’intérêt pour les autres, apprendre à comprendre, à s’adapter et vivre ensemble dans notre diversité.

Mon plaisir culturel français :

Faire moins de 100km et débarquer dans une nouvelle région, dotée de son architecture propre, sa gastronomie, son accent et son histoire, en résumé la pluralité de la culture française.