EIC 2017-12-08T09:10:02+01:00

Indian Standard Time

L'experience "Il me semble que les Hindous prennent en considération un temps plus long que le nôtre. Pour eux, la vie humaine est un cycle (réincarnation), de même que l'univers : il est crée par Brahma, maintenu par Vishnou, puis détruit par Shiva. Ce cycle se répète infiniment : il n'a ni début, ni fin. Comme cela avait été évoqué une fois, en cours, cela veut dire qu'un jour dans la vie humaine n'est rien dans l'océan temporel de l'univers. C'est peut-être pour cette raison que j'ai constaté que les Indiens sont souvent en retard, et qu'ils prennent beaucoup de temps à réaliser une tâche précise. Par exemple, je devais régulièrement aller à la poste pour envoyer des documents officiels, parce qu'étrangement, les femmes ont le droit de couper la queue, et sur les nombreux guichets disponibles pour envoyer le courrier, un seul était ouvert, ce qui avait bien sûr [...]

juin 13th, 2018|LE RAPPORT AU TEMPS|

Ça va revenir (Le Polynésien et le temps)

L'experience "C’est en abordant aux Îles Gambier, que nous avons découvert la Polynésie. Alors que nous découvrons le village de Rikitea, un Mangarevien se lamente presque envers nous: “C’est vraiment dommage que vous soyez venus en ce moment !” Perplexes, nous nous regardons, en nous demandons si nous avons fait un faux pas. - Il n’y a pas de fruits en ce moment, continue-t-il. Ah, si ce n’est que ça, ce n’est pas grave. - Les goyaves sont terminées, il n’y a pas encore de mangues ni de lychees et il ne reste plus beaucoup de pamplemousses... Nous sommes rassurés, mais comme nous comptons passer plusieurs mois en Polynésie, nous sommes curieux de savoir quand nous serons susceptibles de trouver des fruits. - Et quand est-ce la saison, alors? demandons-nous. - Ah, c’est fini, malheureusement. - Oui, mais quand est-ce que ce sera de nouveau la bonne saison? - Euh, ça va revenir, il faut [...]

juin 13th, 2018|LE RAPPORT AU TEMPS|

Fourche horaire

L'experience "Lorsque je me suis rendu à Saint-Louis dans le cadre d’un projet de solidarité, nombreux étaient les gens à l'activité visiblement « réduite » pour employer un euphémisme: on parle dans la rue, on regarde des ouvriers travailler, on téléphone à des connaissances. J'étais incrédule, nous travaillions dur sur le chantier et des gens, sur la piste qui le bordait, pouvaient passer des heures à ne rien faire sauf nous regarder. Pour illustrer cette vision du temps que moi, occidental, je jugeais perdu, je souhaiterais raconter une courte anecdote. Un membre de mon équipe et moi devions nous rendre à Saint Louis avec notre chef de camp sénégalais afin de retirer du liquide au distributeur de billets. Nous nous rendîmes au village afin de monter dans une sorte de bus, d'ailleurs appelé ironiquement « car rapide ». Pas d'horaires de départ. On part quand on est plein. [...]

juin 13th, 2018|LE RAPPORT AU TEMPS|

Station bidon

L'experience "Et bien oui, c’est une station service! (…) Un petit stand sur le bord de la route avec des bouteilles en plastique remplies de Diesel et de Sans Plomb… Ne vous y trompez pas, ce n’est pas de l’eau!" Qui raconte Mandalay, Myanmar, 3 décembre 2013 Antoine Gicqueau ( France), Français, la trentaine, a quitté sa confortable vie madrilène et son boulot d’ingénieur pendant plus d’un an pour accomplir son rêve : voyager.

novembre 10th, 2017|VENDEURS DE RUES|

Notre dames des escaliers

L'experience "Depuis des lustres, la tête haute, sa dignité intacte, cette dame respectée de tous vend des mouchoirs au Bazar. Son gentil sourire et les mouchoirs qu’elle propose contrastent volontiers avec les cris désagréables des colporteurs et autres vendeurs de rue. Elle est assise là, sous la vieille porte qui fait face à l’arrêt de tram Eminönü, sa canne proprement rangée entre la rambarde et le mur. L’hiver est froid et humide: bien drapée dans une jupe épaisse et un pull propre, elle est assise sur un carton recouvert de plastique. Elle a sa bouteille d’eau, ses mouchoirs de poche, sa monnaie et son air défiant et je l’ai toujours aimée. Je pense qu’on a le même âge. Elle ne voulait pas rester immobile pour que je la dessine mais elle m’a autorisée à prendre sa photo que j’ai utilisée pour faire son portrait. Peu de temps après, [...]

novembre 10th, 2017|VENDEURS DE RUES|

Tuer pour manger

L'experience "J’aime manger de la viande et j’aime la nature. Pour apprendre à chasser et abattre un animal, je suis allé dans l’Idaho et j’ai trouvé un vieil homme étrange qui m’a enseigné son savoir. C’était un ancien combattant de la guerre du Vietnam et il s’organisait comme un survivalist. Un survivalist est quelqu’un qui se prépare pour la fin de la civilisation. Il chasse seul, toute l’année, dans différents États, dont l’Alaska, et ne mange que la viande qu’il chasse. La viande a un autre goût quand on prend conscience qu’il a fallu tuer pour l’avoir. En tant que débutant, on en mange aussi beaucoup moins souvent du fait de la difficulté de la chasser et de la transporter." Qui raconte Idaho, Etats Unis, 2013 Alexandre Chagnaud (France), avocat français, la trentaine, voulait tenter l’expérience de manger de la viande [...]

août 15th, 2017|LE RAPPORT A LA NATURE|

Qui t’a appris à nager?

L'experience "Dans ce village enfoui dans la jungle, une communauté embera vit dans la plus grande simplicité. On est samedi après-midi. Les enfants jouent sur la place, livrés à eux-mêmes. Aucun adulte dans les environs. Il est vrai que les dangers sont rares: pas de routes, pas de voitures, personne d'autre que les membres du village à des kilomètres à la ronde... Quelques insectes dangereux à éviter peut-être? Ah oui, et aussi quand même la rivière qui borde le village et qui a parfois beaucoup de courant. Tiens d'ailleurs les enfants ont décidé d'aller se baigner! Ils courent tous dans l'eau. Je suis bluffée. Les plus petits comme les plus grands, ils savent tous nager… Je m'adresse à un des plus jeunes: "Qui t'a appris à nager? - L'eau." Panama, 2015 Qui raconte Marine Gicqueau (France), l’une des deux fondatrices de [...]

juin 23rd, 2017|DIVERS|

Poignée de main rwandaise

L'experience "Je pensais que ce qui me surprendrait le plus serait les gorilles des volcans du parc national. En fait, je me suis vite rendu compte que la façon dont les gens me saluaient était assez étonnante : au lieu d’une main tendue, ils me présentaient mollement le bras. Cela s’est reproduit plusieurs fois. Au début, je pensais avoir à faire à une personne qui souffrait d’un handicap ou qui avait eu une attaque. Mais à chaque nouvelle rencontre, je me rendais à l’évidence que la norme ici n’était pas celle de l’habituelle poignée de main.       Quand j’ai demandé des explications, j’ai découvert qu’une main pendante est considérée comme un signe de déférence et de respect envers la personne que l’on rencontre. Comme si on lui disait : “vous pouvez me prendre tout le bras si vous voulez, je ne montrerai aucune résistance, voilà l’ampleur [...]

juin 23rd, 2017|PREMIERES IMPRESSIONS|

Un barbecue chez les cowboys

L'experience "Durant la préparation de notre premier voyage au Brésil, le Pantanal devient rapidement l’une des étapes évidentes de notre parcours. Une incursion au coeur de cette immense réserve naturelle, entourée de forêts, étangs et animaux sauvages, rythmée d’excursions sur le rio Paraguay et de treks dans les bushs environnants, quoi de plus dépaysant pour les citadins que nous sommes Nous décidons de démarrer notre séjour via Campo grande, l’une des principales portes d’accès à cette zone naturelle. Sur place, au sortir de la gare routière, nous réservons rapidement un tour de 3 jours; nous serons accompagnés d’une routarde allemande et d’une étudiante en médecine néerlandaise. Sur place, un guide natif du Pantanal nous attend déjà. Après 3h de route dans un mini van, il nous faut encore prendre un pick up pour accéder à notre pousada (bed and breakfast au Brésil), au coeur du Pantanal via l’Estrada [...]

juin 23rd, 2017|LE RAPPORT A LA NATURE|

S’entraider à se frotter

L'experience "Cet après-midi, je suis allée au hammam avec Mariem et sa mère. Le hammam est un bain public traditionnel arabe et tout le monde ici y va une fois par semaine. Nous devons y aller avec notre savon, shampoing et gant de crin. Il y a des hammams pour les femmes et d’autres pour les hommes. Évidemment, c’est non-mixte, vous comprendrez pourquoi. J’étais vraiment heureuse d'être l’invitée de Mariem et de sa mère, car je ne connaissais pas les rites et j’avais besoin d'être guidée. Une fois nue, je suis entrée dans la chambre chaude où j'ai commencé par me laver avec du savon noir à base d’huile d’olive. Après cette première étape, je me suis rincée avec des seaux d’eau chaude. Il faut ensuite se frotter le corps avec vigueur à l’aide d’un gant de crin et ici, toutes les femmes s’entraident naturellement, sans aucune gêne [...]

juin 23rd, 2017|DIVERS|

Gold to go

L'experience “Mais évidemment qu’on peut retirer de l’or dans un distributeur automatique à Dubai" Lieu Dubaï Date 2014 Qui raconte Avant d'arriver à Dubai, Johanna Widholm, originaire de Suède, a vécu aux Etats-Unis, en tant que jeune fille au pair, et au Caire en Egypte et à Istanbul en Turquie avec son mari et leurs deux enfants. Trentenaire dynamique et avenante, elle s'amuse du luxe émirien dont elle profite volontiers tout en gardant les pieds sur terre, avec notamment un emploi auprès de la Chambre de commerce suédoise.

juin 23rd, 2017|DIVERS|